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  La TVA à 5.5% dans le secteur de la restauration au 1er juillet 2009  
 
 
     
 
Après une quinzaine d’années de débats, c’est aujourd’hui officiel : le gouvernement accorde le passage de la TVA à 5,5% dans le secteur de l’hôtellerie restauration à partir du 1er juillet 2009.

Voici quelques précisions pour rendre « plus digeste » son application.

 
     
  Présentation animée  
 
 
 
     
  Historique du projet  
  Quatre groupes de travail ont participé à la réalisation de ce projet.
• Le groupe « chiffrage » dont le rôle a été l’évaluation chiffrée du cadeau fiscal fait par le gouvernement aux restaurateurs, qui s’élève à 2 milliards d’euros.
• Le groupe « investissement et modernisation », chargé de promouvoir l’investissement personnel des restaurateurs (mises aux normes,…).
• Le groupe « salaires et emploi », chargé de faire évoluer les conventions collectives en faveur des salariés (jours fériés supplémentaires, SMIC,…) et d’inciter à l’embauche.
• Le groupe «prix », dont l’objectif est de préparer un plan d’avenir pour la profession ; compte tenu du fait que la baisse des prix ainsi que la lisibilité de ceux-ci est la priorité du Ministère des Finances.
 
     
  Produits et entreprises concernées  
  Quelles sont les entreprises qui bénéficient de la TVA à 5,5% ?

• La restauration traditionnelle
• Les cafetiers, limonadiers et discothèques
• La restauration rapide
• Les cafétérias
• La restauration dans les hôtels
• Les traiteurs avec service à table
• Mais aussi les exploitants de tous les espaces dédiés à la consommation, tels que les établissements de spectacles (théâtres, cabarets…), les musées, les enceintes sportives, les centres commerciaux, les stations services

Quels sont les produits concernés ?
Toutes les ventes à consommer sur place, à savoir :
• les solides (nourriture)
• les boissons non alcooliques

Quels sont les produits non concernés ?
• Les boissons alcooliques ainsi que les cocktails à base d’alcool qui restent ainsi au taux normal de 19,6%.

 
     
  Engagement des professionnels  
  En contrepartie, la profession s’engage dans les états généraux du 28 avril 2009 sur la baisse des prix, la création d’emplois, l’amélioration des conditions de travail et la modernisation du secteur :  
  Engagement n°1 : la baisse des prix
Les restaurateurs s’engagent à identifier de façon lisible, à l’extérieur et à l’intérieur de leurs établissements les produits bénéficiant de la répercussion de la baisse de la TVA. Ils auront ainsi la possibilité de recevoir une vitrophanie qui indiquera que « Le restaurateur participe aux engagements sur la baisse des prix. », garantissant cette baisse aux clients.
Le contrôle sera assuré par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et un comité de suivi composé des organisations professionnelles signataires. Si la vitrophanie est affichée sans diminution effective des prix, le restaurateur pourra être poursuivi pour publicité mensongère le cas échéant.

Engagement n°2 : la création d’emplois
Les organisations professionnelles s’engagent à créer 40.000 emplois additionnels en deux ans :
• 20.000 créations d’emplois pérennes
• 20.000 jeunes en alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation)

Engagement n°3 : l’amélioration des conditions de travail

Les organisations professionnelles s’engagent à ouvrir les négociations avec les syndicats de salariés et à apporter des améliorations dans les domaines suivants : la rémunération, l’emploi et la formation, la protection sociale.
Engagement n°4 : des investissements de modernisation du secteur
L’objectif étant de renforcer l’attractivité des établissements aux yeux des consommateurs et des touristes et d’assurer la conformité avec les normes d’exploitation
 
     
  Applications de la nouvelle TVA  
  Application à la restauration traditionnelle
Le restaurateur a le choix, il peut :
Soit répercuter la baisse sur au moins 7 des 10 produits suivants,
correspondant à une baisse de 11.8% sur le prix TTC initial :
entrée, plat chaud (viande ou poisson), plat du jour, dessert, menu entrée plat, menu plat dessert, menu enfant, jus de fruits ou sodas, eau minérale, café, thé ou infusion.
Exemple Avant Depuis le 1/7/2009
Salade du chef 15€ 13,23€
Plat du jour 10,50€ 9,26€
.
Soit appliquer une baisse de 3% sur l’ensemble de sa carte,
notamment dans l’éventualité d’une carte limitée, selon le Groupement des Hôteliers Restaurateurs (réunion du 15 juin 2009).

Application pour les cafetiers limonadiers
Répercussion intégrale de la baisse de la TVA sur trois produits au choix, consommés au comptoir ou en salle.

Application pour la restauration rapide
Une baisse d’au moins 5% sur les menus phares, consommés sur place, pour les différentes enseignes concernées.

Contraintes de facturation
Certaines mentions obligatoires doivent apparaître sur la facture : le prix hors taxes, le détail des deux taux de TVA et le total TTC.

Pour les menus avec vin compris, il est nécessaire de distinguer la valeur du repas et des boissons non alcoolisées de celle des boissons alcoolisées, opération facilitée par une caisse enregistreuse. Le détail des prix doit apparaître sur la facture du client.
Nous rappelons également qu’il est nécessaire de conserver un double de toutes les factures durant 10 ans, pour faire face à un éventuel contrôle fiscal.

 
     
  Quelques rappels utiles  
  Influence sur le chiffre d’affaire
Le chiffre d’affaire hors taxes ne changera pas :
le client pourra bénéficier de cette nouvelle réglementation au même titre que les exploitants.


Prudence quant aux marges
L’enveloppe TVA est certes un effet d’aubaine mais il convient de rester prudents :
en effet nous ne connaissons pas encore les futures contraintes en termes d’embauche et d’investissement.
Il est donc souhaitable d’éviter les anticipations de dépenses avant de connaître tous les impacts de cette nouvelle mesure fiscale.


Possibilité de postuler au titre de Maître restaurateur
Qu’est-ce que c’est ?
Le titre de maître restaurateur, délivré par le Préfet, permet la reconnaissance des professionnels qui s'engagent en faveur de la qualité de service et des produits utilisés.

Les candidats à ce titre doivent soumettre leur établissement à un audit réalisé par un organisme certificateur compétent qui contrôle la conformité de celui-ci à un cahier des charges strict.

Les avantages fiscaux associés au titre :

L'Etat accompagne les chefs d'entreprises ayant obtenu le titre dans leurs efforts de modernisation et de développement de la qualité, en leur accordant, jusqu’en 2009 un crédit d'impôt à hauteur de 50% des dépenses directement en rapport avec les exigences du titre.

Seules sont prises en compte dans l'assiette du crédit d'impôt, dans la limite de 30 000 euros, les dépenses exposées pendant l'année civile au titre de laquelle le dirigeant a obtenu le titre de maître-restaurateur et les deux années suivantes.

Le crédit d'impôt s'applique quel que soit le mode d'exploitation de l'entreprise (entreprise individuelle, société de personnes, société de capitaux…).

 
     
 
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples explications